Savoir renoncer, une décision d'entrepreneur
Renoncer à un projet a mauvaise presse. C'est pourtant l'une des décisions les plus utiles qu'un entrepreneur ait à prendre, à condition de la prendre tôt.

01Une décision qui protège
Dans la culture de l'entrepreneuriat, persévérer passe pour une vertu et renoncer pour un échec. Les entrepreneurs expérimentés voient les choses autrement. Ils ont presque tous laissé de côté un ou plusieurs projets avant celui qui a fonctionné.
Renoncer à temps préserve ce qui compte pour la suite, l'argent, l'énergie, la confiance de ses proches et de son banquier. Renoncer tôt coûte peu ; renoncer tard coûte tout ce qui a été engagé entre-temps.
02Les signaux qui doivent alerter
Certains signaux reviennent dans les projets qui ne tiendront pas. Les conversations avec les futurs clients restent aimables, mais n'aboutissent à aucun engagement. La marge par vente ne couvre pas les charges au volume que l'on peut raisonnablement atteindre. Le nombre de clients nécessaires dépasse ce que la zone de chalandise peut fournir. Le financement repose sur une seule hypothèse, qui ne se vérifie pas.
Un dernier signal se voit dans le comportement de l'entrepreneur lui-même. Il change d'argument à chaque objection, au lieu d'y répondre.
Un verdict défavorable porte sur un modèle, jamais sur la personne.
03Le piège de l'argent déjà dépensé
Ce qui retient le plus souvent, c'est l'argent déjà engagé. On a acheté du matériel, signé un bail, payé une formation, et l'on continue pour ne pas avoir dépensé en vain. Chaque mois de plus alourdit pourtant la perte.
La bonne question porte sur l'avenir, jamais sur le passé. Partiriez-vous aujourd'hui sur ce projet, avec ce que vous savez ? Si la réponse est non, l'argent dépensé ne doit pas peser dans la décision.
04Renoncer, puis repartir autrement

Renoncer porte rarement sur tout le projet. On renonce le plus souvent à une version : une cible, un prix, un lieu, un format. La boutique devient un étal sur les marchés, le restaurant devient un service traiteur, l'entreprise avec salariés devient une activité indépendante qui pourra grandir ensuite.
Le projet change de forme, l'envie d'entreprendre reste. Beaucoup d'entreprises solides sont nées de cette seconde version, plus modeste et mieux chiffrée.
05Un avis franc, avant d'engager
deyoo assume un verdict, et ce verdict peut être défavorable. C'est ce qui lui donne de la valeur. Un avis qui dit toujours oui ne vous apprend rien.
Quand la réponse est « non », vous l'apprenez avant d'avoir signé quoi que ce soit. Quand elle est « oui sous conditions », l'étude vous montre ce qu'il faudrait changer pour que le modèle tienne, et vous donne la matière d'une seconde version.
Mieux vaut entendre « non » à 50 € qu'après des mois et plusieurs milliers d'euros engagés.
Fixez dès maintenant la somme et la durée au-delà desquelles vous changerez de cap. Le jour venu, la décision sera déjà prise.
Douze questions, un avis franc, trois scénarios chiffrés. Le premier aperçu est gratuit.
Qualifier mon projet