Étude de viabilité : votre projet peut-il réellement tenir ?
Une étude de viabilité répond à une seule question : ce projet peut-il couvrir ses charges et faire vivre la personne qui le porte ? Elle se fait avant le business plan, avant le bail, avant l'emprunt, au moment où changer de cap ne coûte presque rien.
Un business plan raconte comment un projet va réussir. Il est souvent écrit pour convaincre un banquier ou un associé. Une étude de viabilité est écrite pour décider. Elle peut conclure par non, ou par « oui, à condition de… », et c'est précisément ce qui la rend utile.
Chaque secteur a un chiffre qui commande les autres
Pour un food truck, c'est le nombre de couverts servis le midi, donc l'emplacement. Pour une micro-crèche, le taux de remplissage des berceaux. Pour un logiciel vendu par abonnement, la durée pendant laquelle un client reste. Le reste du projet compte, mais c'est cette variable qui fait basculer le résultat.
L'identifier tôt change la manière de préparer le lancement : on sécurise les emplacements avant d'acheter le camion, on remplit la liste d'attente avant de signer le bail de la crèche.
Le chiffre d'affaires en dessous duquel on perd de l'argent
Le calcul tient en une ligne : charges fixes mensuelles ÷ taux de marge sur coûts variables. Les charges fixes sont celles qui tombent même sans client : loyer, assurance, crédit, cotisations minimales, abonnements. Le taux de marge est ce qui reste d'une vente une fois payés les coûts qui varient avec elle : matières, commissions, emballages.
1 820 € de charges fixes ÷ 52 % de marge = 3 500 € de chiffre d'affaires par mois
C'est le seuil calculé dans l'exemple du food truck : au panier de 11,50 €, environ 14 couverts par jour. Le seuil ne dit pas si le projet est bon. Il dit à partir de quand il cesse de coûter de l'argent, et il donne la mesure de l'effort à fournir.
Prudent, réaliste, ambitieux
Un prévisionnel à un seul chiffre est presque toujours le scénario espéré. L'étude en pose trois, chacun avec son calcul visible, pour voir ce qui se passe quand une hypothèse ne tient pas.
Si le projet ne tient que dans le scénario ambitieux, il ne tient pas. S'il tient dans le prudent, on peut avancer.
Ce qui peut faire échouer un projet viable sur le papier
On avance, on avance sous conditions, ou on renonce
Une étude de viabilité se termine par une décision et par les actions qui la rendent possible : ce qu'il faut vérifier d'abord, dans quel ordre, et avec quel résultat attendu. C'est cette partie qui sert le lendemain.
Voir le résultat sur des cas de démonstration : food truck, salon de barbier, micro-crèche, salle d'escalade, atelier de recyclage du plastique, et sept autres exemples.
Qu'est-ce qu'une étude de viabilité ?
C'est la vérification, chiffres à l'appui, qu'un projet peut couvrir ses charges et faire vivre son créateur. Elle identifie la variable qui décide de tout, calcule le seuil de rentabilité, chiffre plusieurs scénarios et conclut : on avance, on avance sous conditions, ou on renonce.
Quelle différence entre étude de viabilité, étude de faisabilité et business plan ?
La faisabilité vérifie que le projet peut être réalisé (autorisations, compétences, fournisseurs). La viabilité vérifie qu'il peut être rentable. Le business plan raconte ensuite comment il va réussir, souvent pour convaincre une banque. La viabilité vient avant : elle dit si le business plan mérite d'être écrit.
Comment savoir si mon projet est rentable ?
Calculez votre seuil de rentabilité : charges fixes mensuelles divisées par votre taux de marge sur coûts variables. Comparez-le au chiffre d'affaires que vous pouvez raisonnablement atteindre, dans un scénario prudent et pas seulement dans le meilleur cas.
Combien coûte une étude de viabilité ?
Chez un consultant, plusieurs centaines à plusieurs milliers d'euros. Avec deyoo, le pré-diagnostic est gratuit et l'étude complète coûte 50 €, en achat unique.
Quand faire une étude de viabilité ?
Avant les engagements difficiles à défaire : signer un bail, acheter du matériel, quitter un emploi, emprunter. C'est le moment où un verdict défavorable coûte le moins cher.