Ouvrir un espace de coworking de quartier : le modèle tient-il ?
Des postes en abonnement mensuel et des salles à la journée, dans un quartier de proximité.
La demande d'espaces flexibles, portée par le travail hybride, est installée et durable. Le concept ne demande aucune innovation à prouver.
Mais le coworking est un métier immobilier avant d'être un métier de service : le loyer tombe chaque mois, occupé ou non. L'opérateur porte le risque immobilier que ses membres, eux, paient au mois sans engagement.
Le taux d'occupation des postes face à un loyer fixe élevé : la rentabilité n'arrive qu'au-delà d'environ 70 % d'occupation.
Un espace de coworking de quartier est-il rentable ?
Il peut l'être au-delà d'environ 70 % d'occupation. En dessous, le loyer, qui pèse 30 à 40 % du chiffre d'affaires, efface la marge.
Quel est le principal risque d'un coworking ?
Le bail. Un engagement long sur une grande surface, signé avant d'avoir prouvé la demande locale, est la cause d'échec la plus fréquente.